Dans le sac d’un apprenti herpétologue

Chacune de mes sorties à la recherche de reptiles et amphibiens commence par une préparation de mon sac à dos. Qu’est-ce que j’emmène ? De quoi ai-je besoin ?
Pour vous, j’ai disséqué mon sac à dos et voilà ce que j’ai trouvé dedans :

 

Un guide herpéto

Un guide herpéto de la zone en question. Cet outil indispensable permet une identification certaine en cas de doute sur une espèce. Les livres sont, comme toujours, la base de nos connaissances. À ne surtout pas négliger. Il ne vous reste plus qu’à trouver l’ouvrage adapté !
Pour l’Australie, voici un petit coup de pouce !

 

Un carnet de note

Un carnet de note et de dessin ainsi que le crayon qui va avec. Je sais que beaucoup de naturalistes se sont mis à l’heure du numérique en enregistrant leurs observations directement sur le terrain via leur smartphone ou leur tablette.

Je reste assez « Old school » dans ce domaine puisque je préfère toujours le bon vieux papier / crayon.
Une des raisons de ce choix est qu’il m’arrive parfois de dessiner l’animal observé et son biotope.

Tout mon matériel pour une sortie herpéto
Tout est là…

Un crochet

Le crochet est un outil important pour les manipulations de serpents. Le choix de cet outil ne s’est pas fait sans difficulté. J’étais à la recherche d’un crochet polyvalent (pour petits et grands serpents), pas trop lourd, peu encombrant et de qualité.

Puis je suis tombé sur LE crochet qu’il me fallait ! Le HooK® de la société française Herping-Tools. Je ne peux que le conseiller à toute personne qui cherche un crochet à mettre dans un sac à dos. Il répond à tous mes critères :

  • Léger : 300g seulement
  • Adaptable : peut être utilisé en 3 longueurs différentes (105cm, 80cm et 55cm) à régler selon la taille des serpents visés .
  • Discret et peu encombrant dans un sac à dos.
  • Une bonne qualité de finition.
  • Et le bonus : il est beau 🙂 que demander de plus ?

Bref, j’ai trouvé l’arme idéale…

Une paire de gants

J’emmène une paire de gants pour la manipulation d’espèces non-venimeuses qui peuvent être agités par la manipulation et réagir. C’est valable pour certains serpents (morsures) et gros lézards (morsures et griffures). Même quand ce n’est pas dangereux, se faire mordre n’est jamais très agréable donc je reste prévoyant. Il est très rare que je les utilise mais je les ai toujours avec moi.

Mon choix s’est tout simplement porté sur une paire de gants de jardinage (trouvé chez Jardiland).

 

Un thermomètre laser

Tout le monde ne cherche pas forcement à connaître la température du point d’insolation des différents reptiles dans leur biotope. Pour ma part, je trouve ces informations intéressantes pour mieux apprendre de ces animaux, c’est pour cela qu’il y a cet objet dans mon sac.

Ce thermomètre me sert prendre la température du point d’insolation, la température extérieure, la température de l’animal et celle des surfaces alentours (sous les pierres, dans les terriers, etc…). Bref, tout plein d’informations que je note dans mon carnet ! 🙂

Vous en trouverez dans n’importe quel magasin de bricolage.

 

Un appareil photo adéquat

Pour le matériel photo, vous trouverez un article complet sur mon matériel ici.

Mais lorsque je pars à la recherche de reptiles et amphibiens, un seul objectif m’accompagne : Le Nikon 105mm f2.8 macro. Vissé sur le boitier reflex Nikon D750, il répond parfaitement à mes attentes d’apprenti herpétologue car il est idéal pour les prises de vue rapprochées, vues d’ensemble de l’animal dans son biotope, photos de nuit, etc…

Nikon D750 avec le 105 mm f2.8 pour les photos de reptiles et amphibiens
Nikon D750 avec le 105 mm f2.8

Une lampe frontale

Ça ou une lampe torche, peu importe. Je préfère la frontale car elle me laisse les mains libres.

Parfait pour les sorties de nuit à la recherche des amphibiens de France et les reptiles et amphibiens tropicaux à tendance nocturne.

Cette lampe me sert aussi de petit « spot » pour un studio photo improvisé et ainsi éclairer les sujets pour une séance photo de nuit.

 

De la patience et du respect

J’entends par respect, que je ne laisse pas de trace de mon passage dans la nature. Je ne détruis rien et je ne laisse rien derrière moi.

Pour la patience, il faut savoir s’en armer avant de partir marcher des heures sans rien voir et parfois rentrer bredouille !

 

Les petits plus :

  • Gourde d’eau pour ne pas mourir de soif tout bêtement.
  • Solution hydro-alcoolique pour se désinfecter les mains avant et après avoir manipulé un animal.
  • Un sac poubelle pour ramasser les détritus laissés dans la nature par les milliers d’abrutis qui s’y promènent quand il n’y a plus rien à la télé.
  • GPS rando : Pour marcher des heures dans la forêt tropicale sans se soucier de ne pas retrouver la voiture ou le point de départ.

 

ET VOUS ? Qu’est-ce que vous emmenez en sortie herpéto ?

 

2 commentaires

  1. bonjour,
    Je suis accompagnateur en montagne en haute savoie et passionné de nature, c’est d’ailleurs le thème principale des sorties que j’organise pour les adultes comme pour les enfants. Comme vous le dites toute manipulation de serpent en France est réglementé, je m’étais renseigné auprès d’un ami garde de réserve naturelle au sujet de ces autorisations préfectorales mais il n’as pas su me répondre. Auriez vous des précisions à ce sujet en vu de proposer des sorties herpéto dans mon secteur?

    Bien cordialement
    Damien Margueritat
    mail: d.margueritat@yahoo.fr
    site: lherminedesalpes.fr

  2. Bonjour Damien,
    Merci pour ce commentaire qui peut être utile à d’autres lecteurs.
    Concernant l’autorisation de manipulation de l’herpétofaune française, elle ne peut être accordée que par le préfet de votre département. Pour ce faire, il « suffit » de déposer un dossier de demande auprès du service compétent de votre préfecture. Je vous encourage à vous en rapprocher pour plus de détail.
    Si vous faites cette activité à titre personnel, cela risque d’être compliqué à obtenir. Il est fortement conseillé de faire un dossier de demande appuyé par un organisme ou association compétente dans le domaine.
    Pour information : j’ai obtenu cette autorisation par le biais de la Société Herpétologique de Touraine et dans le cadre de la rédaction d’un atlas des reptiles et amphibiens du département.
    J’espère vous avoir un petit peu éclairé à ce sujet.
    Bon courage et bonne continuation dans ce beau projet !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*
*